Cancer du sein : Sylvie raconte son combat, de l’annonce à la rémission

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Interview Sylvie pour Octobre ROse

À l’occasion d’Octobre Rose, Sylvie nous confie son histoire, son parcours de soins, son expérience d’une chirurgie sous hypnose et ce que la maladie a changé dans sa vie.

Il y a des mots qui font basculer une vie. Pour Sylvie, 59 ans, ce fut le mot « cancer ». Après avoir découvert une grosseur sous son aisselle, les examens confirment la présence d’une tumeur cancéreuse.

Commence alors un parcours fait de rendez-vous médicaux, de chimiothérapie, de radiothérapie, de chirurgie, mais aussi de peur, de doutes et d’une force qu’elle ne se connaissait pas encore.

Son histoire comporte aussi une expérience peu commune.

Allergique à certains produits anesthésiants et marquée par de précédents réveils difficiles, Sylvie va vivre une partie de son parcours chirurgical accompagnée par l’hypnose, sur proposition de son oncologue. Une expérience qu’elle décrit aujourd’hui comme un véritable moment de plénitude, vécue en lien étroit avec l’équipe médicale.

Au fil de la maladie, elle découvre également la sophrologie, la réflexologie et la méditation, des approches complémentaires qui lui apportent, selon ses mots, « sérénité, réconfort et écoute ».

Aujourd’hui en rémission, Sylvie a accepté de raconter son histoire à LOUTHEA à l’occasion d’Octobre Rose. Sans minimiser la violence de l’épreuve, elle nous parle de l’annonce du diagnostic, de ses enfants, de son rapport au corps, de cette étonnante expérience sous hypnose, mais surtout de l’après.

Car derrière le cancer, il y a aussi une femme qui peut aujourd’hui dire : « Je me sens belle et pleinement libre. »

Le témoignage de Sylvie, un parcours inspirant, entre médecine et hypnose

Qui es-tu, Sylvie ?

Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots et nous parler un peu de la femme que tu es ?

Moi, c’est Sylvie, 59 ans. De nature optimiste et généreuse, je suis une femme forte et épanouie.

Un jour, on t’annonce un cancer du sein. Peux-tu nous raconter comment tout a commencé ?

Quand as-tu appris le diagnostic ? Comment les choses se sont-elles ensuite enchaînées : examens, rendez-vous, traitements, intervention… ?

Suite à la découverte d’une grosseur sous l’aisselle, j’ai consulté mon médecin qui m’a prescrit des examens complémentaire. Le scanner et la biopsie ont confirmé la présence d’une tumeur cancéreuse. J’ai alors été prise en charge par le service oncologie pour débuter un protocole de soins, comprenant de la chimiothérapie et radiothérapie.

Comment as-tu vécu l’annonce de la maladie ?

Qu’est-ce qui se passe dans la tête lorsqu’on entend le mot « cancer » ? Quelles ont été tes premières peurs, tes premières pensées ?

L’annonce du mot cancer m’a plongé dans une terreur absolue. Mes premières pensées se sont bousculées : allais-je mourir ? Comment trouver les mots pour l’apprendre à mes proches ?

Et vis-à-vis de tes proches, comment as-tu traversé cette période ?

Comment leur as-tu annoncé la maladie ? As-tu senti que leur regard sur toi changeait ? Y a-t-il eu des réactions qui t’ont particulièrement marquée, aidée ou au contraire déstabilisée ?

C’est avec beaucoup de délicatesse que j’ai abordé la maladie avec mes enfants. Si leurs regards laissaient poindre de la crainte et des interrogations, leur réaction a été instantanée « Nous serons à tes côtés à chaque étape »

Ton parcours a aussi été marqué par un choix assez inhabituel concernant ta mastectomie : ne pas avoir recours à une anesthésie générale. Pourquoi ce choix ?

Avais-tu des craintes particulières concernant l’anesthésie ? Comment cette décision a-t-elle été accueillie et encadrée par l’équipe médicale ?

Allergique aux produits anesthésiants et traumatisée par mes anciens réveils, j’ai opté pour l’hypnose pour la chirurgie des tumeurs localisées sur le sein. Une expérience unique, vécue sans aucun stress et suivie d’un réveil tout en douceur.

Comment l’hypnose est-elle entrée dans ton parcours ?

Est-ce quelque chose que tu connaissais déjà ? Qui t’en a parlé et qu’est-ce qui t’a donné suffisamment confiance pour envisager cette approche lors d’une intervention aussi importante ?

L’idée d’une chirurgie sous hypnose vient de mon oncologue. Après plusieurs rendez-vous avec l’hypnotiseuse, sa douceur, ses explications et son suivi éclairé m’ont convaincue de sauter le pas.

Concrètement, comment as-tu vécu l’intervention sous hypnose ?

De quoi te souviens-tu ? Qu’entendais-tu, que ressentais-tu ? Est-ce que tu avais conscience de ce qui se passait autour de toi ? Y a-t-il un moment ou une sensation qui t’a particulièrement marquée ?

Un moment de plénitude absolue : je me voyais sur une plage paradisiaque, tout en percevant à distance les voix du chirurgien et des infirmières. Bien qu’incapable de parler, j’étais consciente de tout. Seule une pression sur mon sein se faisait sentir, sans aucune douleur.

Pendant ou après ton cancer, as-tu eu recours à d’autres approches complémentaires ?

Sophrologie, méditation, réflexologie, acupuncture, activité physique, soutien psychologique… Qu’est-ce qui t’a personnellement aidée à mieux traverser la maladie ou l’après-cancer ?

Pendant et après mon parcours contre le cancer, j’ai eu la chance de découvrir la sophrologie, la réflexologie et la méditation. Ces médecines douces m’ont apporté la sérénité, le réconfort et l’écoute dont j’avais besoin.

Comment vas-tu aujourd’hui ?

Où en es-tu physiquement, mais aussi émotionnellement, après tout ce parcours ?

Aujourd’hui, je suis en rémission et enfin heureuse. Je me sens belle et pleinement libre.

Est-ce que le cancer a changé quelque chose dans ta façon de vivre ?

Ton rapport à ton corps, au temps, aux autres, à tes priorités… Est-ce qu’il y a un « avant » et un « après » ?

L’épreuve du cancer a redéfini mes priorités et ma manière de voir le monde. Elle m’a révélé une force intérieure, une résilience et une patience que je ne me soupçonnais pas.

Avec le recul, qu’aurais-tu aimé que l’on te dise au moment du diagnostic ?

Une parole, une information ou simplement quelque chose que tu aurais aimé entendre à ce moment-là ?

En y repensant, j’aurais aimé que ce diagnostic me soit transmis avec humanité et non de façon si cruelle. « Vous avez un cancer, nous sommes là pour vous soutenir à chaque étape. Vous n’êtes pas seule.

En ce mois d’Octobre Rose, qu’aimerais-tu dire aux femmes qui nous lisent ?

À celles qui repoussent encore leur dépistage, mais aussi à celles qui viennent d’apprendre leur diagnostic ou qui traversent actuellement les traitements ?

Je souhaite adresser ce message à toutes les femmes : faites-vous dépister, ne laissez pas la peurs vous arrêter. A celles qui se battent aujourd’hui contre la maladie, je vous envoie tout mon soutien et ma force. Tenez bon, vous êtes extraordinaires. Vous êtes toutes des WONDER WOMAN !

Octobre Rose : parler, prévenir, dépister

L’histoire de Sylvie est la sienne. Chaque femme, chaque cancer et chaque parcours de soins sont différents. Mais son témoignage rappelle aussi pourquoi Octobre Rose reste un rendez-vous essentiel pour parler du cancer du sein, informer et encourager le dépistage.

Avec plus de 61 000 nouveaux cas diagnostiqués en France en 2023, le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez les femmes. Aujourd’hui, 60 % des cancers du sein sont détectés à un stade précoce. Une détection précoce permet généralement une prise en charge plus facile et peut limiter les séquelles liées à certains traitements. Cancer.fr

Pour les femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier, le programme national prévoit un dépistage tous les deux ans. Et quel que soit son âge, lorsqu’une modification inhabituelle apparaît au niveau d’un sein ou de l’aisselle, il est important d’en parler à un professionnel de santé. Cancer.fr

Derrière ces chiffres, il y a surtout des femmes, des proches, des histoires et des parcours singuliers. Celui de Sylvie en est un. Un parcours traversé par la peur et la maladie, mais aussi par l’accompagnement, la résilience et, aujourd’hui, cette phrase qu’elle nous laisse : « Je me sens belle et pleinement libre. »

Merci à Sylvie d’avoir confié une partie de son histoire à LOUTHEA. Et à toutes celles qui traversent actuellement la maladie : nous vous envoyons beaucoup de douceur et de courage pour la suite du chemin. 🌸

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